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mercredi, 12 avril 2006
The Minutemen, le punk se fait funk

Minutemen - Maybe Partying Will Help (mp3)
Minutemen - Viet Nam (mp3)
Minutemen - #1 Hit Song (mp3)
Minutemen - Theatre Is The Life For You (mp3)
Minutemen - Nothing Indeed (mp3)
Viet Nam
Minutemen - Viet Nam (mp3)
Minutemen - #1 Hit Song (mp3)
Minutemen - Theatre Is The Life For You (mp3)
Minutemen - Nothing Indeed (mp3)
Viet Nam
Wire a influençé les Minutemen. Wire, c'était bien. Les Minutemen c'est donc bien aussi. Dans la vie les syllogismes ont leur utilité. Ils nous permettent, par leurs raccourcis déductifs, de prendre des risques calculés. Connaissant Wire, j'avais donc suivi cette logique implacable et acheté un vieil exemplaire du double album Double Nickels On The Dime, sensé être, selon ce que j'ai pu entendre, un chef d'oeuvre du genre, petite perle hybride, fusion entre le punk, le jazz, le rythm'n'blues, et le hardcore.
Et en effet, pour une perle, c'en est une. Les chansons ne font rarement plus de deux minutes (mais il y en a 43), délivrant une intensité noire et malsaine comme le faisaient les Dead Kennedys. L'influence de Wire est bien là : les Minutemen avait fait le choix de la destructure, des expérimentations sonores, dissonantes et ultra-rythmées, ignorant les carcans du rock : verset, refrain, verset, refain. Dès lors chaque chanson est comme une brève instrumentale, bonbon au groût âpre ou acide qui se suce en quelques secondes.
Les minutemen faisaient partie de ces groupes de punk "riches". Riches en influences entendons-nous. Ils ne se limitaient pas à la seule musique punk mais au contraire essayaient de marier plusieurs styles tout en donnant à se melting-pot d'influences une cohérence, une folie de l'urgence et de la criardise. La voix de Dannes Dales Boon, qui varie entre chant parlé et calme, terriblement diabolique, et passages plus excités, fait étonnament penser à celle d'Henry Rollins (qui participa d'ailleurs à l'écriture de morceaux de Double Nickels). Le son de la basse de Mike Watt n'avait presque rien d'un son de basse classique. Et il faut absolument écouter la chanson Viet Nam ne serait-ce que pour son rythme funky et son riff de basse parfait (ce n'est pas pour rien que Watt influencera grandement le bassiste des Red Hot). Potentio-mètre "treble" à fond. Potar basse, à zéro. Un son sec, sans résonnance, sans profondeur, gras et bluesy.
Le blues d'ailleurs, les Minutemen l'exploitaient à fond. En le punkisant bien sur. Sur Nothing Indeed c'est du pur Georges Thorogood & The Destroyers que l'on entend, rebaptisé pour l'occasion en sournois morceau de rythm'n'blues hardcore et groovy. Les solos de Boon, le plus souvent joués volontairement out, terminaient de marquer de l'empreinte blues le groupe. Et que dire de la chanson Theatre Is The Life For You. Du Blues Explosion avant l'heure.
Les Minutemen réussissent à me surprendre à chacune de leur chanson, prouvant morceau après morceau que le punk pouvait être tellement plus que du binaire sans cervelle. Au même titre que les Clash, que les Dead Kennedys ou les Dead Milkmen, leur musique était d'une étrange et obscure légèreté.
Vous aimez le punk? Vous aimez le funk? Vous aimez le blues? Les minutemen sont là pour vous.
Et en effet, pour une perle, c'en est une. Les chansons ne font rarement plus de deux minutes (mais il y en a 43), délivrant une intensité noire et malsaine comme le faisaient les Dead Kennedys. L'influence de Wire est bien là : les Minutemen avait fait le choix de la destructure, des expérimentations sonores, dissonantes et ultra-rythmées, ignorant les carcans du rock : verset, refrain, verset, refain. Dès lors chaque chanson est comme une brève instrumentale, bonbon au groût âpre ou acide qui se suce en quelques secondes.
Les minutemen faisaient partie de ces groupes de punk "riches". Riches en influences entendons-nous. Ils ne se limitaient pas à la seule musique punk mais au contraire essayaient de marier plusieurs styles tout en donnant à se melting-pot d'influences une cohérence, une folie de l'urgence et de la criardise. La voix de Dannes Dales Boon, qui varie entre chant parlé et calme, terriblement diabolique, et passages plus excités, fait étonnament penser à celle d'Henry Rollins (qui participa d'ailleurs à l'écriture de morceaux de Double Nickels). Le son de la basse de Mike Watt n'avait presque rien d'un son de basse classique. Et il faut absolument écouter la chanson Viet Nam ne serait-ce que pour son rythme funky et son riff de basse parfait (ce n'est pas pour rien que Watt influencera grandement le bassiste des Red Hot). Potentio-mètre "treble" à fond. Potar basse, à zéro. Un son sec, sans résonnance, sans profondeur, gras et bluesy.
Le blues d'ailleurs, les Minutemen l'exploitaient à fond. En le punkisant bien sur. Sur Nothing Indeed c'est du pur Georges Thorogood & The Destroyers que l'on entend, rebaptisé pour l'occasion en sournois morceau de rythm'n'blues hardcore et groovy. Les solos de Boon, le plus souvent joués volontairement out, terminaient de marquer de l'empreinte blues le groupe. Et que dire de la chanson Theatre Is The Life For You. Du Blues Explosion avant l'heure.
Les Minutemen réussissent à me surprendre à chacune de leur chanson, prouvant morceau après morceau que le punk pouvait être tellement plus que du binaire sans cervelle. Au même titre que les Clash, que les Dead Kennedys ou les Dead Milkmen, leur musique était d'une étrange et obscure légèreté.
Vous aimez le punk? Vous aimez le funk? Vous aimez le blues? Les minutemen sont là pour vous.
21:20 Lien permanent |
Vos réactions à cette note
Spoon :
bonsoir à tous
Je passe juste un message pour dire que le lien vers:
Velvetine
Vie perso en musique, texte et photos
conduis à mon blog et non à la destination proposé!
Voilà bonsoir et bon punk!
spoon
Romain :
Spoon>> Erreur corrigée! Merci.
lidell :
Mais c'est génial ici !!(je découvre..)
