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jeudi, 13 avril 2006

L'évangile selon Saint Julian

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The Teardrope Explodes - Second Head (mp3)
The Teardrope Explodes - Like Laika Khaled Said (mp3)
The Teardrope Explodes - Use Me (mp3)


Second Head

Tous les fans de Faust, Conrad Schnitzler, Klaus Schulze et Edgar Froese, tous les amateurs des Tangerine Dreams ou autres Can et Amon Düül, ont peut-être eu un jour dans leurs mains la bible du Krautrock, Krautrocksampler, écrite par le chaotique et génial Julian Cope. Parfait et exhaustif tour d'horizon de l'un des plus importants mouvements musicaux alternatifs des années 70-80, contrepoids nécessaire et concurrent sérieux au rock anglo-saxon, qu'il soit glam ou d'obédience punk british.

Dans sa ville natale de Liverpool, Julian Cope, chômeur d'à peine 23 ans, découvrira tout ce que peut offrir la musique. Un groupe. Une forme de liberté aussi. Vitale au fond. Lorsqu'il forma Teardrope Explodes au tout début des années 80, il apporte au rock un véritable renouveau, imprégné du psychédélisme des années 70 (rappelez-vous les Doors, la chanson Not To Touch The Earth, tribale et envoutante), participant ainsi à cette vague néo-psychédélique eighties qui donnera naissance quelques années plus tard à la musique industrielle puis à l'électronique.

Teardrope Explodes n'a jamais été un groupe majeur. La faute peut-être à Cope qui avait choisi la voie des airs, de l'extase(y) et du LSD. Malgré tout, le groupe sortit deux albums presque dignes de ceux de leurs cousins des Echo & The Bunnymen (j'ai dit presque). Les neiges du Kilimandjaro en 1980 (de la bonne poudreuse beaucoup moins vierges que celles de Dorothée), Wilder un an plus tard.

Teardrope Explodes. Du Talking Head sous acide. Du Jam bourré au speed. On vole, on plane, c'est le bonheur.

Enfin il y a un moment où l'on redescend. Forcément. Dès 1983 et pour encore de longues années, Cope, rebaptisé en Saint Julian, erre entre folie intérieure, hallucination d'un monde qu'il juge fou, et petites pillules. Bref, une bonne vieille dégénérescence globale qui fait de lui, si ce n'est un malade génial, du moins un être unique (à la Peter Hammill). L'homme tortue (cf. la pochette de son disque Fried) deviendra druide barbue, et ardant défenseur de la cause environnementale. Je le perdrai de vue.

Julian Cope sortira durant sa carrière quelques chefs-d'oeuvres. Wolrd Shut Your Mouth sont premier disque solo, après le split des Teardrope Explodes, Fried, le second. Où lorsque Syd Barret se réincarne en un Iggy Pop fou, poétique et classieux.

Le site de Julian Cope.

22:35 Lien permanent |

Vos réactions à cette note



Image Hosted by ImageShack.us L'Anonyme de Chateau Rouge :

je passe toujours autant sur ton audio-blog, mais, désolé, j'arrive plus à te suivre...En tout cas toujours aussi bien.


Image Hosted by ImageShack.us the civil servant :

Salut Romain !
Quant on te lit (et que l'on connait ton âge) on ne peut qu'admirer ta pratique du futur antérieur.
Je réitère ce que je t'ai déjà dit : la renommée (mondiale si tu met une traduction) attend ton blog.

PS : merci pour la référence dans les audioblogs
Au moins pour deux raisons :
- "désobeissance sonore" ca me plait bien ;
- me trouver juste derrière l'ex Désaxés, il y a pire comme place.

Read you soon
Amicalement