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lundi, 17 avril 2006
The Cars, wave'n'roll
The Cars - Heartbeat City (mp3)
The Cars - My Best Friend's Girl (mp3)
The Cars - Touch & Go (mp3)
Just What I Needed
Tenez, rien que d'écouter le fringand synthé sur You Might Think, j'ai envie de claquer des mains. Ce que je réitère d'ailleurs sur My Best Friend's Girl. Faut dire que The Cars c'était pas une new wave comme on a l'habitude d'entendre, obscure, glaciale, sombre et ténébreuse, non c'était d'abord un esprit foncièrement pop et malin. Vous voyez, ce côté joyeusement déjanté et diablement entraînant, un peu débile aussi, qui nous fait mâcher du chewing-gum et faire des bulles toutes roses.
D'ailleurs, cette superficielle allégresse se retrouvait dans le sujet principal abordé par le groupe : les nanas. Pulpeuses si possible, mythe de la femme fatale à la manière de celles des années 50. Rappelez-vous, cette pochette de l'album Candy-O (1979) qui arborait une magnifique pin-up. Elle était signée Alberto Vargas, que l'on connaît mieux sous les traits de Mr Roxy Music's pochettes. Et que dire des talons rouges sur Cadillac (?) blanche du premier Best Of que sortit le groupe en 1985? Les fétichistes sauront quoi répondre.
En 1978, Ric Ocasek, chanteur, guitariste, à la voix nasale et aux textes acides, fun et cyniques, compose le parfait Just What I Needed. Succès immédiat pour The Cars. Signés chez Elektra. Un premier disque, The Cars, véritable boîte à tubes. Un second dans la foulée, Candy-O, tout aussi ébouriffant. Puis, du moins bien jusqu'à... Heartbeat City en 1984, totalement indispensable.
Que les puristes me pardonnent, j'allais oublier l'album "expérimental" du groupe, Panorama (sorti en 1980 il me semble). Un bide commercial. Pourtant, le groupe l'avait conçu comme un disque (r)évolutionnaire, un nouveau départ. Plus radical. En comparaison (si tant est que l'on puisse en faire une), il fallait y voir le même saut (de l'ange?) qu'avait réalisé les Beatles entre I Wanna Hold Your Hand et Tomorrow Never Knows. Un son plus rock, parfois même "heavy", ça avait de quoi chambouler certaines habitudes. Le seul hit du disque, Touch & Go concilie à merveille le reggae et la new wave. Le chaud et le froid. Etonnant.
The Cars se sépare en février 1988. Comme on disait à l'époque : Les Voitures sont parties à la casse.
Reste une compilation sortie en 2002 chez Rhino, The Definitive. Preuve manifeste et sonore que The Cars était avant tout un magnifique groupe à single.
23:50 Lien permanent |
Vos réactions à cette note
anne :
heartbit city est superbe et fait parti de mes disques cultes
je les ai découvert grâce à un vrai bostonnien vu que " heart bit city " c'est bien évidement Boston!
rorschach :
Pour moi, Ric Ocasek reste le nom du producteur du premier et séminal album de Weezer.
Bizarrement, ça ne m'a jamais donné envie d'aller écouter les Cars. Peut-être la faute à un nom de groupe frisant le ridicule ?
Ce post relance mon éternelle hésitation : faut-il écouter The Cars ? Apparemment oui !
fin et blanc :
Les Cars sont surtout les parents de la power pop. Il suffit de jeter une oreille aux Fountains of Wayne.
changaili :
beuh, chais pas trop quoi dire, moi z'aime bien les cars surtout drive, c'était mon slow culte...vais écouter le reste...
