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dimanche, 14 mai 2006
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Sun Kil Moon - Neverending Math Equation (mp3)
Sun Kil Moon - Ocean Breathes Salty (mp3)
Sun Kil Moon - Jesus Christ Was An Lonely Child (mp3)
Ocean Breathes Salty
Sun Kil Moon - Ocean Breathes Salty (mp3)
Sun Kil Moon - Jesus Christ Was An Lonely Child (mp3)
Ocean Breathes Salty
Mark Kozelek a le don de la reprise réussie. Qu'il officie, comme il y a 13 ans, sous le nom de Red House Painters en réinventant, sur l'album Bridge, une version glaciale et sublime du I Am A Rock de Paul Simon, ou qu'il signe Sun Kil Moon, en 2006, avec le disque Tiny Cities, entièrement dédié aux chansons de Modest Mouse, l'homme conserve dans sa voix tout la désolation qui le caractérise. Un folk minimaliste, des arpèges lumineux qui éclaircissent l'état dépressif et mélancolique dans lequel nous plonge le chanteur, trente minutes de douceur amère durant lesquelles nous restons accrochés aux lèvres de ce type, comme nous étions restés suspendus à celles de Springsteen sur le disque Nebraska.
Mark Kozelek, petit brin de douleur qui bouleverse comme une blessure qu'on laisse ouverte pour ne jamais l'oublier. Sa musique, humble et légère, raffinée et discrète, nous donne à effleurer du regard un paysage où les nuages s'estompent peu à peu, laissant entrevoir avec parcimonie des rayons de soleil tant attendus mais qui ne viendront jamais. Et dans sa bouche, les morceaux sauvages des vétérans de la pop américaine, se transforment en un écrin de sensibilité. En une rêverie lisse et pluvieuse, comme l'entre-deux d'un matin calin, regret de la nuit pasée. Comme un dimanche sans fin, aux couleurs grisâtres et à la désespérante beauté.
Mark Kozelek, petit brin de douleur qui bouleverse comme une blessure qu'on laisse ouverte pour ne jamais l'oublier. Sa musique, humble et légère, raffinée et discrète, nous donne à effleurer du regard un paysage où les nuages s'estompent peu à peu, laissant entrevoir avec parcimonie des rayons de soleil tant attendus mais qui ne viendront jamais. Et dans sa bouche, les morceaux sauvages des vétérans de la pop américaine, se transforment en un écrin de sensibilité. En une rêverie lisse et pluvieuse, comme l'entre-deux d'un matin calin, regret de la nuit pasée. Comme un dimanche sans fin, aux couleurs grisâtres et à la désespérante beauté.
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Vos réactions à cette note
the civil servant :
JC was a lonely child et celle de Springsteen (décidément) JC was an only son.
Plus que de la parenté.
Amicalement
