« Hot Chip, pop hybride |
Page d'accueil
| Tom Verlaine, le poète expiré »
dimanche, 11 juin 2006
Stuart A. Staples, cowboy solitaire

Stuart A. Staples - Old Friends (mp3)
Stuart A. Staples - The Path (mp3)
Stuart A. Staples - Dance With An Old Man (mp3)
Old Friends
Le premier disque solo de Stuart A. Staples, Lucky Dog Recordings, avait marqué une certaine rupture avec les albums des Tindersticks. Une musique plus simple, une tristesse moins évidente, une sophistication moindre dans la composition des morceaux. Dans son dernier album, Leaving Songs, ce cousin germain de Lee Hazlewood continue de chanter une pop racée et raffinée, sobre et touchante, plongeant encore un peu plus dans les recoins d'une intimité troublée et toujours plus dénudée. Un surprenant dépouillement pour celui qui nous avait habitué jadis à un lyrisme débordant.
Ici, Staples nous invite à un long road-movie (The Road Is Long) parcourant un chemin marqué par l'errance et le désenchantement (Already Gone), les déchirures de l'être et du coeur (Old Friends), ces au-revoir et adieux dont on finit par accepter la venue en se terrant dans un douloureux et désespéré mutisme (Dance With A Old Man, la voix chevrotante de Staples, résonne seule dans un silence quasi absolu).
Leaving Songs est un disque mélancolique et terriblement introspectif. Rempli de regrets et de vies perdues, oubliées ou ratées. De village sans habitant (This Old Town), de routes sans voiture, aride comme un désert de poussière brulant. Lucky Dog Recordings avait été le disque de la rupture. Leaving Songs est celui de l'éloignement, débordant d'une sérénité solitaire et assumée. Celle d'un homme qui a décidé de marcher seul à présent.
Si ce Lucky Luke des temps modernes, magnifique Nick Cave folk et sage mais toujours aussi inquiétant et classieux, s'est entouré à nouveau d'amis fidèles (le batteur Thomas Belhom, maître du coup de pinceaux, le trompettiste Terry Edwards pour la beauté des cuivres, la chanteuse Lhasa De Sela) ou moins (Maria McKee, le temps d'un magnifique duo sur This Road Is Long, Mark Nevers de Lambchop), il réussit malgré tout à composer un disque personnel, sublimement égocentré, délicat et singulier. Entre classicisme folk et country nuancée (le disque a été enregistré à Nashville), Staples avance sur un chemin qui décidément lui sied bien.
"I'm poor lonesome cowboy, and a long way from home..." Où lorsque la solitude magnifie l'être désabusé.
Leaving Songs est un disque mélancolique et terriblement introspectif. Rempli de regrets et de vies perdues, oubliées ou ratées. De village sans habitant (This Old Town), de routes sans voiture, aride comme un désert de poussière brulant. Lucky Dog Recordings avait été le disque de la rupture. Leaving Songs est celui de l'éloignement, débordant d'une sérénité solitaire et assumée. Celle d'un homme qui a décidé de marcher seul à présent.
Si ce Lucky Luke des temps modernes, magnifique Nick Cave folk et sage mais toujours aussi inquiétant et classieux, s'est entouré à nouveau d'amis fidèles (le batteur Thomas Belhom, maître du coup de pinceaux, le trompettiste Terry Edwards pour la beauté des cuivres, la chanteuse Lhasa De Sela) ou moins (Maria McKee, le temps d'un magnifique duo sur This Road Is Long, Mark Nevers de Lambchop), il réussit malgré tout à composer un disque personnel, sublimement égocentré, délicat et singulier. Entre classicisme folk et country nuancée (le disque a été enregistré à Nashville), Staples avance sur un chemin qui décidément lui sied bien.
"I'm poor lonesome cowboy, and a long way from home..." Où lorsque la solitude magnifie l'être désabusé.
10:40 Lien permanent |
Vos réactions à cette note
jewelrycities :
If you can't use an imagemap, or if you'd rather access the editorials through a more conventional table of contents, all 28 are also arranged by newspaper and date. Clicking on the paper at left will take you to that list. youhide com Clicking on the paper at left will take you to that list jewelrycities http://www.jewelrycities.com/united-states/new-york/new-york-city
