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| Greg Dulli, ex-fan des nineties »
jeudi, 22 juin 2006
The Tyde, sous le soleil californien

The Tyde - Separate Cars (mp3)
The Tyde - The Lamest Show (mp3)
The Tyde - Ltd Appeal (mp3)
Separate Cars
Je voudrais être un soleil pour venir t'embrasser. Tout juste assez. Un peu plus près. Rien qu'un baiser. Léger, léger, léger. Comme mon coeur tu sais. Comme la musique de The Tyde aussi. Superbe vent de fraïcheur entre Felt et les Beach Boys (Do It Again Again). Je l'aime ce groupe tu sais. Il me fait aimer la mer et me rend joyeux. Darren Rademaker, le chanteur, est la tendresse incarnée. Il évoque souvent ce surf qui lui est cher. J'avais adoré la pochette du second album d'ailleurs, Twice, fabuleux successeur de Once. Three's Co. Jamais deux sans trois n'est-ce pas ?
Je voudrais être un soleil d'été et venir t'enlacer de mes doigts rayonnant et chaleureux, perçant les nuages et souffler à travers cette fine couche de napage et aussi, oui, plonger jusqu'au fond de l'eau pour retrouver les moindres grains de ta peau. Mais je suis toujours là, tapi sur le sable brulant, bercé par la mélodie mélancolique de Separate Cars dont je ne parviens à me lasser, apeuré par ce que je vois au loin, rêvant de me blottir dans tes bras, tout contre toi, et de m'incruster doucement dans cet être d'où je viens pour insuffler un amour trop grand. Comme un enfant qui en a trop dans la tête. Elle est belle cette plage non ? Je m'y sens bien. On dirait la même que nos amis de The Thrills qui passent le temps d'un choeur sur Brock Landers. Tu les reconnais ? Tellement ensoleillés ces gars-là. La Californie quoi.
Et cette mer devant moi qui semble venir me parler à chacune de ses vagues. Vague à l'âme. Lame de fond bien trop douloureuse. Bien trop rapide. Faucheuse d'une vie réduite en poussière le temps d'un seul et unique au revoir. Alors même que le soleil que j'étais ne brillait plus. Elle est belle cette plage non ? Je m'y sens bien. Et ces arpèges radieux sur Too Many Kims. Je l'adore celle-la ausi. Eblouissants ces solos de claviers non ? Je vois déjà les palmiers là-bas, le long de la côte.
Non, ce foutu disque est parfait. Et cette mer devant moi qui semble te rappeler à chacune de ses vagues. Mais qui n'atteint jamais mes pieds blottis sous le sable à jamais brulant. Aurais-je la chance un jour de sentir à nouveau les embruns de ta voix, les profondeurs de ton amour, le parfum de ton écume comme ce solo de guitare de Ben Knight sur la chanson Ltd Appeal qui me rappelle tant les déchirures de Neil Young ? Mes déchirures. Mais je ne prononcerai jamais plus ce mot funeste et pour toujours vidé de sa signification. Creux comme une tombe sans cadavre. Je continuerai seulement à m'endormir au son de The "Lamest" Show : le plus "boiteux" de nous deux, c'était pourtant toi.
Alors voilà. Nos chemins se séparent comme ces deux voitures qui filent dans deux directions opposées. Comme deux éternelles routes américaines visant l'horizon qui ne se croiseront plus jamais. Alors, pendant un temps, je fixerai le rétroviseur en espérant peut-être y apercevoir l'ombre de ta carcasse. La fumée de ton corps meurtri. Alors pendant un temps, je me retournerai pour regarder dans mon angle désespérement mort si jamais tu es là. Et je me dirai que la route est encore longue devant moi. Et que si je continue, je vais être en retard.
Et cette mer devant moi qui semble venir me parler à chacune de ses vagues. Vague à l'âme. Lame de fond bien trop douloureuse. Bien trop rapide. Faucheuse d'une vie réduite en poussière le temps d'un seul et unique au revoir. Alors même que le soleil que j'étais ne brillait plus. Elle est belle cette plage non ? Je m'y sens bien. Et ces arpèges radieux sur Too Many Kims. Je l'adore celle-la ausi. Eblouissants ces solos de claviers non ? Je vois déjà les palmiers là-bas, le long de la côte.
Non, ce foutu disque est parfait. Et cette mer devant moi qui semble te rappeler à chacune de ses vagues. Mais qui n'atteint jamais mes pieds blottis sous le sable à jamais brulant. Aurais-je la chance un jour de sentir à nouveau les embruns de ta voix, les profondeurs de ton amour, le parfum de ton écume comme ce solo de guitare de Ben Knight sur la chanson Ltd Appeal qui me rappelle tant les déchirures de Neil Young ? Mes déchirures. Mais je ne prononcerai jamais plus ce mot funeste et pour toujours vidé de sa signification. Creux comme une tombe sans cadavre. Je continuerai seulement à m'endormir au son de The "Lamest" Show : le plus "boiteux" de nous deux, c'était pourtant toi.
Alors voilà. Nos chemins se séparent comme ces deux voitures qui filent dans deux directions opposées. Comme deux éternelles routes américaines visant l'horizon qui ne se croiseront plus jamais. Alors, pendant un temps, je fixerai le rétroviseur en espérant peut-être y apercevoir l'ombre de ta carcasse. La fumée de ton corps meurtri. Alors pendant un temps, je me retournerai pour regarder dans mon angle désespérement mort si jamais tu es là. Et je me dirai que la route est encore longue devant moi. Et que si je continue, je vais être en retard.
19:10 Lien permanent |
Vos réactions à cette note
L'Anonyme de Chateau Rouge :
Toi.... Tu veux un calin !
(c'est con Marseille c'est trop loin...)
(Matt Elliott me replonge dans mes souvenirs de l'hiver dernier.)
Spoon :
Hum c'est bon sa !! Sa me change un peu , je viens de renter du festival " Le rock dans tout ses états " qui se déroulait à Evreux ( 27 ) avec Cali , dEUS , Franz Ferdinand , Infadels , Dirty pretty Thing , Art brut , Bumcello et j'en passe !!!
Sa sens le gros chagrin quand même :-p
Bonne soirée
