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samedi, 01 juillet 2006

Who Let The Dr. Dog Out ?

Image Hosted by ImageShack.us Dog Dies In Hot Cars
medium_drdog_000.3.gifPendant que je mangeais mes savoureuses tomates mozzarella, préparer avec amour par ma chère mère, devant une télévision plus propice au bilans-marronniers annuels (L'été des médias, Canal +) qu'au fourmillement de mon intellect exigent (bien que, je l'avoue, tournant fâcheusement au ralenti en ces moments d'écrasante chaleur), je pensais à Dr Dog. Pas la série américaine non. Pas le groupe de hip hop, non plus.

Non, les cinq (quatres?) mélancolique-lurons de Philadelphie. Ces types là se sont abreuvés du doux psyché-pop des sixties, John Lennon en tête (période Lost Weekend), Doo-Wop pas loin derrière. Se surnommant d'une particularité caractéristique de leur vie respective, respectant (à la lettre) leur amour pour le... T (!) : Scott McMicken est Taxi (bon là, c'est facile, le bonhomme doit conduire une voiture jaune dans les rues de New York), Toby Leaman est Tables (déjà plus dur, un menuisier peut-être ? c'est le chanteur du groupe), Zach Miller est Text (bon, mettons qu'il aime écrire), Juston Stens est Turbo (malheureux éjaculateur précoce ? son surnom a également été trouvé rapidement), Sukey Jump est Thanks (d'une politesse maladive). Enfin, parce qu'il faut malgré tout les citer, les anciens : Doug O'Donnell alias Truck (sûrement très bien monté), Ted Mark, aka Today (un épicuriste), Andrew Jones, Trial (là, je le sais, c'est un avocat qui a préféré le barreau -sic- au groupe).

Que puis-je vous dire après ces informations fortement utiles (qui m'auront permi de broder ni vu ni connu un paragraphe, hé quoi, nous ne sommes pas étudiants en journalisme pour rien) ? Ah oui, le groupe a signé chez Rough Trade Records (un gage de qualité), a fait les premières parties de Clap Your Hands And Say Yeah et des Strokes (gage de qualité d'une excellente appréciation des bons coups). Un album qui égaiera vos longues journées d'été : Easy Beat (sorti en 2004).

Des choeurs de surfeurs rétro (The Pretender), une voix à la Wayne Corner (Oh No, le groupe n'est d'ailleurs pas sans rappeler parfois les Flaming Lips, l'électro et le noise en moins), qui se fait parfois criarde et touchante, à la limite de la justesse (Dutchman Falls, probablement la chanson la plus poignante de l'album), des harmonies à trois voix qui apportent une touche doucement folle à cette musique qui peut passer le temps d'un solo bouleversant d'une fraîcheur estivale à un sentiment d'amertume total (Easy Beat dont la fin évoque l'univers halluciné de John Frusciante), d'une atmosphère stridente (Fools Life, ces "kakakakakaka" frénétiques, hommage à Captain Beefheart que n'aurait pas renié Mike Patton) à une ballade pop chaleureuse, électrisante et irisée (Say Something, parfaite).

Pour que je pense aux Dr. Dog devant mes tomates mozza, c'est forcément que ce groupe est génial. Non ?

Bon week-en à tous.


Easy Beat

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