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lundi, 03 juillet 2006

Film School, space holidays

Image Hosted by ImageShack.us The Bravery
medium_Sans-titre-1.3.jpgMa chambre m'en veut, allez savoir pourquoi. Peut-être parce que je suis rentré tard hier soir (travail oblige). Oui, ça doit être ça. Une affiche de 1,5 m d'Egon Schiele plaquée juste au dessus de votre lit avec des boules de Patafix grosses comme le poing qui vous tombe sur la gueule pendant que vous dormez, un ventilateur que je suis certain (oui certain) d'avoir éteint avant de m'endormir qui se remet en marche (tout seul, oui) en position 3 et transforme mon dos en brique de glace déssensibilisée, ma télévision mise en veille qui se rallume ne laissant apparaître qu'une ligne blanche au milieu d'un écran noir (si j'vous jure), il n'y a pas d'autres explications que celle-la. Mes murs sont possédés. Ma chambre est l'antre du diable. Bientôt du sang coulera de mon plafond, ma porte se refermera sans le moindre courant d'air et ma couette viendra m'étouffer dans mon sommeil en criant "ta mère est une putain".

Heureusement, ce soir, y'a Intervilles.

Bon, quant à moi, je m'en vais à la plage (jour de repos oblige), me coltiner les vieux beaux en slibard, les jeunes beaux en calebard, les familles (trop?) nombreuses dont je noierais bien volontier les enfants si je n'avais pas été pétri pendant plus de 24 ans d'une moralité sociabilisatrice, culturelle et inconsciente qui fait de moi le plus gentil des plagistes.

Je vous laisse avec Film School, un groupe hybride (entre new-wave et rock psyché) auquel je me suis étrangement attaché. Pour les amateurs des Cure, Echo & The Bunnymen, Ride. Moins cliché qu'Interpol, cent fois plus explosif que Editors et The Bravery réunis, les cinq de chez Beggars Banquet impressionnent par la fulgurance de leur space rock, atmosp-héroïque et puissant (le final de 11:11, époustouflant), par l'émotion aussi qu'ils parviennent à dégager, majestueuse mélancolie réverbératrice, lumineuse et irradiante (Like You Know, l'un des plus beaux morceaux de l'année ?).

Krayg Burton a des allures de Robert Smith (Breet, meilleure face-B de Pornography), sa voix claire fait résonner au loin une tristesse froide, à la limite du désespoir. Renouant sans faire oeuvre de plagiat avec la beauté brumeuse des eigties (l'entêtant On & On), le groupe plonge avec force dans des disgressions soniques d'un héroïsme dévastateur faisant parfois songer à la noirceur de New Order, parfois encore au noise de My Bloody Valentine (He's A Deepdeep Lake), parfois enfin à l'onirisme floydien (Sick Of The Shame). Epique et sensible à la fois.

Film School, l'album. Film School le site.


Like You Know

14:50 Lien permanent |

Vos réactions à cette note



Image Hosted by ImageShack.us the civil servant :

Hy Romain
Je pense qu'il vaut mieux que tu te remettes à la tisane et que tu attêtes de fumer du paprika avant d'aller te coucher.

Autrement, ca à l'air bien ce groupe ; le hic c'est que ezarchive bugge pas mal et je n'ai pu écouter que le premier morceau que tu proposes.

RYS


Image Hosted by ImageShack.us MrMeuble :

je découvre ton site hier et aujourd'hui sur quoi je tombe : une note sur film school. Groupe que j'adore (depuis la première partie de The National au trabendo) et dont je n'ai jammais entendu parlé ailleur que dans ma tête.
Je suis donc obligé de devenir rapidement accroc. Je reviendrais !!!


Image Hosted by ImageShack.us Furax :

J'avais vu Film School également en première partie de The National lors de ce fantastique concert du Trabendo et je n'avais pas du tout accroché. Le concert est désormais trop lointain pour me souvenir des raisons exactes mais le groupe ne m'avait pas emballé.

Je suppose que ça passe mieux sur disque qu'en concert.


Image Hosted by ImageShack.us letimbre :

je suis dans la même situation que MrMeuble je tombe par contre aujourd'hui sur ton blog avec un premier billet sur Film School que j'adore depuis plusieurs moi déjà et j'éclate de rire à la lecture des premières lignes de ce billet

chapô Monsieur


Image Hosted by ImageShack.us macha :

RYS tu m'enlèves les mots de la bouche!
et puis la chaleur n'aide pas!
sinon là je m'adresse aux petits nouveaux il serait particulierement dommage que vous n'alliez pas faire un tour vers le lien "parce qu'il n'y a pas que la musique dans la vie" car non seulement il a une connaissance folle, une plume éguisée mais en plus il crée...
Romain , dis moi a quand ton propre journal ou bien ta propre emission sur canal en tant que critique de musique ? (moi perso je te verrai bien faire une chronique dans UBIK pour commencer!!!)
mais en tout cas continues sur le net pour mon plus grand plaisir (et je ne prendrai pas grand risque en disant notre plus grand plaisir!)
a tres vite!
tchusss


Image Hosted by ImageShack.us Romain :

Civil Servant>> La tisane ? Jamais de mon vivant. Mais j'te jure, mes murs saignent.

Macha>> ça te dit d'être mon attachée de presse ? Pour ce qui est de la "création", faut pas exagérer (!), je gribouille quoi. Tiens d'ailleurs, je viens de faire l'acquisition d'un porte mines de 5,6 mm, si vous voyiez ce truc, c'est énorme (!).

Bref.

MrMeuble/Le timbre>> Bienvenue (!). Concernant les premières lignes de ce billet, c'est une façon aussi pour moi de sortir un peu de la case "chroniques sérieuses de disque" qui commencent à me lasser un peu. Vous savez, lorsqu'on se dit que blablater sur de la musique ça remplecera jamais une bonne écoute. Parfois, j'ai un peu l'impression de tourner en rond, de redire inlassablement les mêmes choses. Donc bon.

Furax>> Les différences entre un live et un album studio détonnent souvent, c'est vrai.


Image Hosted by ImageShack.us abricotnoir :

paisible ton groupe. Jour de pluie. Le bruit qui pense en avait aussi balancé un morceau il y a quelques temps : finit par faire bien :)


Image Hosted by ImageShack.us macha :

pourquoi pas,cela mérite réflexion mais sait-on jamais ...
laisse moi quelques années pour finir mes études...
je prends note(!)
tchusss