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mercredi, 05 juillet 2006

Le pétale de ma fleur, envolée de poussière

Image Hosted by ImageShack.us Mogwaïlexico
medium_Sans-titre-1.4.jpgJ'ai besoin d'évasion. Ma fleur vient de perdre son pétale. Alors je pense à ma fleur et j'écoute le sublime et cosmique post-rock des Friends Of Dean Martin(ez).

J'aurais pu vous parler de ce groupe que j'adore et qui me fait voyager à des années lumières de ma vie. J'aurais pu vous parler de l'origine de cette formation aux vaporeuses et expérimentales essences, du Tucson, patrie sableuse de la musique sans horizon, belle et lointaine, de Giant Sand, dont est originaire le steel-guitariste du groupe, Bill Elm, de cette dérive douloureuse dans laquelle le trio réussit à m'entraîner, de ces nappes de claviers, de ce psychédélisme en cascade qui vient lentement éblouir mon esprit, aveugler mon regard un rien trop terre à terre, de cette musique américanisante parfois, expression parfaite d'une tragédie de l'Ouest. Mais non.

Pendez moi haut et court dans ce désert de poussière. Et laissez-moi, au son de cette musique langoureuse, et sans voix, méditer à ce pétale. Le contempler au loin. Somewhere Over The Waves, je serai le plus heureux des morts.

J'ai besoin d'évasion, oui. De retrouver le pétale de ma fleur en pleurs. J'ai besoin d'évasion. De cette guitare qui picore délicatement sa mélancolie d'un jour. All In The Golden Afternoon. Oh oui, l'après-midi sera faite d'or ou ne sera pas. Ce soleil qui n'en finit pas de parcourir ma peau comme s'il cherchait à y entrer. Car voilà que je m'approche de lui. Mon dieu, cette musique est un ciel à elle toute seule. Enrobant tout sur son passage, tristesse, perte et regret. Fondant le tout dans un unique et dévastateur sentiment de torpeur à laquelle je ne peux échapper. Si calme. Si inoffensif. Si pénétrant aussi.

Mais qu'entends-je ? Serait-ce le souffle d'un pétale perdu ? Ou bien le vent avec qui, désormais, je ne fais plus qu'un. De ces hauteurs célestes, je ne distingue guère plus que les battements ralentis de mon coeur. Mais qu'est-ce que je l'aime pourtant. Cette fleur.

 

 
   Landfall

14:35 Lien permanent |

Vos réactions à cette note



Image Hosted by ImageShack.us L'Anonyme de Chateau Rouge :

Bin, mec, ça te déprime l'été toi...
excellent morceau (le texte tout autant).
je sens que ça va bercer mes tous derniers jours du mois d'aout... Surtout qu'il n'y a aucune assurance que ces deux prochains mois se finissent bien pour moi...


Image Hosted by ImageShack.us Allumette :

on dit UN pétale.

Désolée.


Image Hosted by ImageShack.us Spoon :

Ha jadore ce blog , mais je suis d'accord , c'est la déprime en ce moment ???


Image Hosted by ImageShack.us Romain :

AdCR/Spoon>> Pas de déprime en vue, les mots sont la simple transcription de ce que les morceaux peuvent me faire ressentir. Un instantané.

Allumette>> Cette erreur est due mon obsession pour une personne du sexe féminin. Etrangement, mon inconscient a semble-t-il du mal à parler d'un pétale alors qu'il pense à sa fleur. Serait-il homophobe ? Je décrète la féminisation de ce terme. Rah, mais bon quand même. Merci.


Image Hosted by ImageShack.us macha :

vraiment magnifique morceau...
je me le suis écouté seule, soleil couchant, sur la plage, assise sur les rochers, l'eau à perte de vue,
c'était comme un prolongement de mes sentiments le temps du morceau tu plonges au fond de toi même, le coeur au ralenti calme apaisée ... la musique frole mon ame, les derniers rayons frolent ma peau je ne peux les retenir comme ce pétale qui m'a frolé et que j'ai laissé m'échapper!
parfois les fleurs regrettent mais trop souvent il est trop tard...
Rendez vous manqué triste réalité le morceau est terminé, il faut rentrer...

tchusss Romain


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C'est quand on est amoureux que la fibre artistique est la plus vibrante et créatrice !
....pour preuve ton très beau texte :-)