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dimanche, 03 septembre 2006
Boogaloo Joe Jones, jazz mutant
- I Love 60's #10 -
La série I Love 60's n'est pas vouée corps et âme à la musique pop (encore moins aux compilations Nuggets, aussi indispensables soient-elles). La preuve aujourd'hui avec Ivan "Boogaloo Joe" Jones, protagoniste du mouvement Soul Jazz.
En quelques mots pour les moins avertis d'entre vous (et parce que je ne suis pas non plus un spécialiste), ce courant établit une fusion révolutionnaire entre le jazz, la soul et la musique pop, prit naissance à la fin des années 60, trouva son essor au milieu des années 70, notamment à travers l'univers Blaxploitation, et posa les bases de divers courants musicaux héritiers tel que l'Acid Jazz et la Nu-Soul.
Quelques-uns de mes artistes/disques préférés du courant Soul Jazz :
"Cannonball" Adderley, Somethin' Else (1958) avec Miles Davis, mais pour ce qui nous intéresse aujourd'hui, Mercy, Mercy, Mercy, Live At The Club (1973) dans le genre jazz funky, on ne fait pas mieux. Un classique du hard bop.
La série I Love 60's n'est pas vouée corps et âme à la musique pop (encore moins aux compilations Nuggets, aussi indispensables soient-elles). La preuve aujourd'hui avec Ivan "Boogaloo Joe" Jones, protagoniste du mouvement Soul Jazz.
En quelques mots pour les moins avertis d'entre vous (et parce que je ne suis pas non plus un spécialiste), ce courant établit une fusion révolutionnaire entre le jazz, la soul et la musique pop, prit naissance à la fin des années 60, trouva son essor au milieu des années 70, notamment à travers l'univers Blaxploitation, et posa les bases de divers courants musicaux héritiers tel que l'Acid Jazz et la Nu-Soul.
Quelques-uns de mes artistes/disques préférés du courant Soul Jazz :
"Cannonball" Adderley, Somethin' Else (1958) avec Miles Davis, mais pour ce qui nous intéresse aujourd'hui, Mercy, Mercy, Mercy, Live At The Club (1973) dans le genre jazz funky, on ne fait pas mieux. Un classique du hard bop.

Quincy Jones et son Body Heat (1974), le véritable tournant dans la carrière du jazzman-producteur, entre érotisme (Body Heat), funk (Boogie Joe, The Grinder) et mélodies d'orfèvre (Along Came Betty). La voix de Bernard Ighner sur Everything Must Change, Minnie Riperton sur If I Ever Lose This Heaven, tout sur ce disque me fait penser à la perfection.
Georges Benson et l'album Body Talk (1973) où le musicien insuffle à sa guitare une sensibilité et une inventivité inégalée.
Herbie Hancock avec Head Hunters (1973), pour comprendre que le jazz ne se réduit pas à des compositions complexes ou (et?) incompréhensibles. Le pianiste reproduit ce que Miles Davis avait déjà commençé à mettre en oeuvre : la réunification des rythmes jazz, rock et funk à travers une musique qui se veut accessible et directe.
N'oublions pas non plus les perles du labels Soul Jazz Records, plus particulièrement The Best Of Black Jazz Records et Philadelphia Roots (1965-1973).
Terminons enfin par là où nous avions commencé : Boogaloo Joe Jones et deux albums. Celui que je connais, Right On Brother compilé avec le disque Boogaloo Joe sur Legend Of Acid Jazz (1969). Amateurs de Grant Green, de guitare-jazz, de groove et de toucher, je vous propose d'écouter Right On (mp3).
Celui que je ne connais pas, Introducing The Psychedelic Soul Jazz Guitar Of Joe Jones (1967) que je découvre grâce à Martian Shacker qui nous propose l'écoute entière (via rapidshare) de la face A du disque sur son blog. Un grand merci à lui.
Jetez-vous dessus.
On se retrouve prochainement pour la suite de notre série I Love 60's.
14:30 Lien permanent |
Vos réactions à cette note
martian shaker :
Si tu aimes ce courant, jette aussi une oreille à "Blue Mode" de Reuben Wilson, posté dans mes notules du mois de Mai ; ça devrait te plaire !
A +
Romain :
Merci, j'adore en effet !
the civil servant :
Bon bon ok Romain, j'remballe Nuggets;)
RYS
